Les coquelicots

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  Ce matin, j’ai été prise d’une colère intense envers mon fils. Il faut dire que depuis 2 jours, l’ambiance a été un peu électrique à la maison avec les enfants qui étaient particulièrement bruyants, énervés, et nous parents aussi par la même occasion. Hier soir, j’ai passé un bon et long moment avec mes enfants avant le coucher, comme un besoin de ramener de la douceur dans chacun de nos cœurs. J’ai chanté, nous avons discuté. Et puis, le coucher a été doux et serein. Ouf !

Et donc, ce matin, réveil à 6h15 des enfants, arghh.. comment dire… Je les laisse se réveiller tranquillement, de mon côté, je commence mes concentrations quotidiennes de G. Grabovoi, ils me rejoignent dans ma chambre et me laisse continuer tranquillement. Chouette, me dis-je. Il est cependant temps que je termine, nous jouons ensemble dans le lit comme la plupart des matins et là, tout d’un coup, Nathanaël  (6 ans), passionné de construction de Lego, est triste car il veut voir une émission YouTube sur la construction d’un Lego qu’il aime (et qu’il a déjà vu au demeurant). Je lui dis que non, pas de télévision le matin comme habituellement. Et là, l’intensité augmente petit à petit. Et voilà que mon cerveau disjoncte. JE N’EN PEUX PLUS ! De colère (aie aie aie), je le mets dans sa chambre, autant pour lui que pour moi, je ne suis pas capable à cet instant de gérer cette situation, avec l’accumulation des 2 jours passés. Il tape contre la porte, jette des objets… Je retourne dans sa chambre lui demander de se calmer, mais c’est moi qui m’énerve. Je ferme la porte, je pousse un cri pour expulser cette colère de mon corps et retourne dans ma chambre (pendant ce temps mon garçon plus jeune est tranquille à la table de la cuisine à manger des pistaches !). Mon cœur bat la chamade : entre colère et culpabilité, mes émotions ne sont pas au top. Petit à petit, je me calme, je n’entends plus de bruit dans la chambre de mon fils depuis un moment, jusqu’à ce que j’entende « maman ? maman ? ». Je décide alors bien sur, d’aller le voir dans sa chambre.

Alors, me direz-vous et les coquelicots dans l’histoire ? Et bien j’y arrive. J’ouvre la porte de sa chambre et il me tend un dessin qu’il vient de terminer : un champ de coquelicot ! Et là, je le prends dans mes bras et je m’effondre en larmes…

– Maman, je ne t’ai jamais vu pleurer comme ça ?

– Je t’aime tellement Nathanaël, je te demande pardon (et dans mon intérieur, je me demande pardon à moi-même également) dis-je en laissant complètement transparaître ma vulnérabilité à mon fils.

Pourquoi cette émotion si intense, mis à part le fait que, ces 2 derniers jours ont été intenses émotionnellement (c’est assez rare en fait). Et de suite je me dis, tiens je regarderai la symbolique des coquelicot, je pressens qu’il y a un message. Et le voici :

Déjà, le coquelicot est facile à cultiver car il est peu, voir pas exigeant. Dans le langage des fleurs, le coquelicot symbolise le sommeil éternel serein car il est considéré comme une fleur qui endors les chagrins dans le sommeil et l’oubli. Il représente le repos et la tranquillité. Oui la tranquillité de nos émotions, nous en avions bien besoin. Ainsi, quand on offre un bouquet de coquelicots, on offre également du réconfort au destinataire qui souffre car le coquelicot est considéré comme une Fleur de consolation. Il symbolise « l’ardeur fragile » et signifie « aimons-nous au plus tôt ». Quel merveilleux cadeau que Nathanaël m’offrait là, je comprends alors cette émotion intense, j’étais touchée en plein cœur.

Aussi, le coquelicot se fane très vite. Son autre message est aussi : la beauté de la vie est éphémère et il est donc important d’en profiter chaque jour !

Alors qu’est-ce que Nathanaël venait consoler en moi, en quoi avais-je besoin de réconfort. Et comme la vie est magique, dans la matinée, je suis tombée par synchronicité sur une vidéo Tedx sur la vulnérabilité. L’intervenante Brené Brown posait la question : qu’est-ce qui détruit les relations ? la honte et les peurs de l’isolement. Quelle est cette chose en moi qui ferait que si d’autres le voyaient ou le savaient, ferait que je ne mériterais pas d’être en relation avec eux ? C’est universel, nous avons tous cela. Nous ne voulons pas en parler, et moins nous en parlons, plus on la ressent. Ce qui est à la base de cette honte, de ce « je ne suis pas assez bien »,  qui est un sentiment que nous connaissons tous, c’est une grande vulnérabilité. Pour entrer en relation avec l’autre, nous devons donc nous montrer tel que nous sommes. Ce qui nous rend vulnérable nous rend également beau. La vulnérabilité n’est pas confortable, elle est nécessaire. C’est dire « je t’aime », « je te demande pardon » le premier, faire les choses sans garantie de résultat. La meilleure façon de réussir est d’accepter sa vulnérabilité et d’arrêter de vouloir contrôler. Nous vivons dans un monde vulnérable et nous avons tendance à anesthésier notre vulnérabilité, nos émotions difficiles, ce qui n’est pas une solution car en même temps nous anesthésions la joie, la gratitude, le bonheur. Plus nous sommes effrayés, plus nous sommes vulnérables. Nous ne sommes pas parfait et nous méritons de recevoir de l’amour et d’être sur terre. Alors, acceptons de nous montrer vulnérable, et aimons de tout notre cœur, même s’il y a une incertitude, exerçons-nous à la gratitude et à la joie, et rappelons-nous que nous sommes parfaits dans nos imperfections !

Cette notion de honte et de peurs ont tout de suite résonnées en moi avec la Lune Noire en Astrologie. La lune Noire, c’est l’inconscient de l’inconscient, la partie la plus enfouie en nous. Elle parle de l’inconscient engrammé dans l’inconscient et les mémoires familiales. C’est à la fois le lieu de notre plus grande peur, honte, indignité, et en même temps, la peur dépassée notre plus grande force. C’est une clé initiatique. Il s’agit des manques profonds liés à notre histoire, notre karma. En ce sens, la lune Noire est une déformation de la réalité. Nous souffrons de ce que nous n’avons pas reçu et l’enfant finit par penser que s’il ne l’a pas eu, c’est qu’il ne le méritait pas. Ce manque est alors vécu comme une honte. Dans la honte, nous sommes coupés de nous-mêmes, de nos potentiels, de notre lumière. Nous pouvons transcender ce manque et le vivre comme un véritable moteur d’incarnation, et lieu de création. Il existe 12 blessures possibles et chacun de nous en porte un certain nombre (au minimum 2).

 En ce qui me concerne, ma lune Noire est en cancer maison 5 (en autre), c’est-à-dire le complexe d’abandon et de mal aimée, ce qui signifie en quelques mots une indignité à la sécurité affective, à être une bonne mère, une peur de la séparation (= peur d’être abandonnée ou d’abandonner les autres) associé à une indignité à être aimé et et une peur de ne pas être reconnu. Eh bien nous y voilà, après ces 2 jours où je me suis énervée à plusieurs reprises, la culpabilité et mes peurs m’ont rattrapées : être abandonnée et ne pas mériter l’affection (cancer) et l’amour de mes enfants (maison 5) ! et Nathanaël est venu réconforter mes plus grandes peurs et me rappeler que je suis vulnérable. Etre vulnérable, c’est accepter que nous ne sommes pas parfait. Mon fils m’a rappelé mes 2 grandes forces : je suis une bonne mère pour lui (une bonne mère pour moi et pour les autres) et que j’ai une grande capacité de rayonner l’Amour, simplement par ma Présence. Merci Nathanaël une fois de plus de me permettre de grandir et de devenir une meilleure version de moi-même chaque jour.IMG_20200616_172059

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